Le tennis et Nicolas Ferteux

Le tennis et Nicolas Ferteux

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

Mes parents sont des mordus de tennis qui ont démarré l’activité sur le tard, après 20 ans, et ont regretté de ne pas avoir commencé avant. Ils ont décidé de donner à leurs enfants toutes les chances de bien jouer, en nous faisant taper nos premières balles très tôt. Je ne me souviens donc pas forcément de mes premiers contacts avec la raquette car je devais avoir environ 5 ans, mais cela s’est fait de façon très naturelle et je me suis tout de suite senti très heureux en entrant sur un terrain.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Je pense que je devais avoir neuf ans. Je faisais l’expérience des matchs par équipe pour la première fois. Il faisait très chaud, la partie était compliquée mais j’ai gagné en trois sets et mon équipe s’est imposée sur le fil. Alors que je traînais dans le club-house après la partie, je suis tombé sur le match de Sampras face à Bruguera à Roland-Garros qui passait à la télévision. J’ai regardé les trois derniers sets, fasciné. En rentrant chez moi, malgré les coups de soleil, je me suis dit que le tennis était un sport incroyable !

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle ? Quelles furent tes premières impressions ?

Oui, je m’en souviens très bien, c’était au stade de la Marche, à Marnes-la-Coquette. J’avais gagné facilement, et je m’étais fait détruire au tour d’après. Je n’ai pas le souvenir d’avoir pris énormément de plaisir en compétition pendant mon enfance, parce que je me mettais beaucoup de pression. À vrai dire, je pense que c’est en dehors des tournois que j’ai préféré jouer au tennis. Mon lieu de prédilection, c’était le terrain de mini-tennis. J’étais capable d’arriver au club le dimanche à 9h00 du matin et de repartir vers 19h00 sans quitter le terrain de mini.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

J’adorais regarder le tennis à la télé ! Pendant les deux semaines de Roland-Garros, je rentrais du collège en courant pour pouvoir visionner le plus de rencontres possibles. En ce qui concerne le match qui m’a le plus marqué, je dirais sans hésiter le duel entre Arnaud Boetsch et Nicklas Kulti en finale de la coupe Davis à Malmö, en 96. Lorsque le suédois a obtenu 3 balles de match, mon père a éteint la télé en me demandant d’aller me coucher. À l’époque, je cachais un walkman sous mon oreiller et j’ai suivi la fin de la partie sur Europe 1.

Quelques minutes plus tard, c’est Boetsch qui servait pour le match. J’ai réveillé mon père et on a pu voir la victoire de la France en direct !

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?

Mon premier coup de cœur, c’est Thomas Muster. J’avais été très marqué par le storytelling proposé par la presse avant sa victoire à Roland Garros : son accident de voiture, la séance photo pendant son entraînement avec sa jambe dans le plâtre, son envie incroyable de revenir au plus haut niveau. J’adorais sa puissance, son absence totale de pitié pour l’adversaire, son côté rouleau-compresseur. Un peu plus tard, c’est Carlos Moya qui est devenu mon joueur préféré, j’étais fan de son look et de son coup droit. Enfin, j’ai vécu avec beaucoup de passion l’émergence de Richard sur le circuit. On a le même âge, et je le suivais depuis la fameuse une de Tennis Mag. Lorsqu’il a explosé à Monte-Carlo, j’étais comme un dingue, j’allais au café pour suivre ses exploits à la télé parce que les matchs passaient sur une chaîne cryptée à laquelle mes parents n’étaient pas abonnés.

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

J’aurais un peu de mal à citer un joueur en particulier. Je dois avouer que malgré toute l’admiration que j’ai pour eux, je n’ai jamais eu de « crush » pour les joueurs du Big Four. Il m’est difficile de dire pourquoi. Cela ne s’explique pas, il y a des joueurs qui déclenchent des sentiments incroyables chez vous et d’autres qui ne vous provoquent pas d’émotions notables. Du coup, je vois l’émergence de la nouvelle génération avec un oeil bienveillant.

Beaucoup de personnes ont peur de l’après Big 4, mais je pense que l’on s’apprête à rentrer dans une période fascinante, à l’image de ce que l’on a vécu il y a environ vingt ans après le déclin de Sampras et Agassi. À cette époque, on avait l’impression que n’importe quel top

10 pouvait gagner un grand chelem. Aujourd’hui, je n’ai pas forcément un joueur préféré, mais il y a de nombreux joueurs dont j’apprécie le jeu ou la personnalité. Sur le plan technique, j’adore Tsitsipas, avec son élégance de lanceur de javelot athénien et son revers ultra fluide. En termes de caractère, j’adore Medvedev, son insolence et le regard tactique qu’il a sur ce sport. Et puis j’avoue avoir une tendresse particulière pour Benoit Paire. Je trouve cela super que certains joueurs aient une approche du tennis un peu moins consensuelle, même si elle est politiquement incorrecte. Beaucoup de ceux qui le critiquent se plaignent en même temps de voir le tennis devenir un sport aseptisé en regrettant les frasques de McEnroe. C’est très paradoxal ! Je suis sûr que dans 20 ans, on se dira qu’on avait de la chance de voir un joueur français sortir des tweeners, des rétros et des punchlines incroyables de façon récurrente.

Je n’ai pas encore parlé des filles : je dois avouer que le tennis féminin m’a bien fait vibrer durant les dernières années. J’apprécie Kvitova pour son élégance naturelle, et j’ai été très impressionné par la performance de Swiatek à Roland-Garros cet automne. Mais la joueuse qui m’a le plus touché, c’est probablement la jeune Anisimova que j’ai trouvé incroyable de maturité à Roland Garros en 2019, à seulement 16 ans. Elle a un peu de mal à confirmer depuis car elle a été touchée par la perte de son père. J’espère qu’elle arrivera à surmonter ce deuil et qu’elle parviendra à exprimer tout son potentiel.

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était pourtant en 1995, lors des huitièmes de finale. J’allais à Roland chaque année avec mes parents et ma soeur. Mon père réservait des billets pour les huitièmes ainsi que pour la finale. Un vrai moment de bonheur en famille !

J’ai assisté à de très beaux matchs : le sacre d’Agassi face à Medvedev, le premier titre de Kuerten qui sortait de nulle part, et bien sûr le triomphe de mon héros Carlos Moya.

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?

C’est une question complexe : le tennis est un sport qui existe depuis presque un siècle et demi et jouit d’un prestige indéniable parce qu’il s’inscrit dans une certaine tradition. Cette tradition le rend très attractif dans certains contextes (une finale de Wimbledon par exemple), mais l’empêche totalement de se réinventer. Un exemple : j’ai l’impression que l’époque actuelle favorise les activités rapides et immédiates. Tout le contraire du tennis et ses matchs de cinq heures dont on ne sait pas à quelle heure ils sont susceptibles de commencer mais aussi de se terminer. En grand chelem, c’est génial, mais c’est vraiment pénalisant dans un contexte un peu plus profane. Et cela peut contribuer à expliquer que le tennis en tant que spectacle peine à trouver son public. Il n’y a qu’à voir les tribunes d’un ATP World Tour 250 en milieu de semaine, vers midi. Le vide complet. Alors qu’un match de football amateur dans un petit patelin verra très souvent ses gradins bondés. Alors, faut-il changer les règles, par exemple en proposant des matchs au temps avec une seule balle de service pour le rendre plus intense, ou s’attacher à la tradition en rejetant toute possibilité de modification du règlement ? Le débat autour de la réforme de la Coupe Davis est à ce titre symptomatique de cette querelle entre les anciens et les modernes. A mes yeux, cette épreuve était déjà morte depuis plusieurs années car elle peinait à attirer les meilleurs joueurs. On n’imaginerait pas une coupe du monde de Football sans Messi, Ronaldo, Neymar et Mbappé !

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Si on m’avait posé la question il y a dix ans, j’aurais probablement parlé des infrastructures, du nombre de terrains couverts ou encore du niveau du centre d’entraînement. Mais avec le recul, je me rends compte que c’est bien plus que ça. Je pense que ce qui me plaît le plus, c’est l’esprit associatif qui est omniprésent. Cela fait déjà 16 ans que je fais partie du RAC Tennis. Je suis arrivé pour profiter des terrains, comme un « consommateur » de tennis, et j’y ai découvert une ambiance familiale, des gens extraordinaires et un désir commun de vibrer ensemble et de partager autour de notre passion pour la petite balle jaune.

Le tennis et Nathalie Rousseau

Le tennis et Nathalie Rousseau

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

Devant la télévision avec ma maman, pour une finale de Roland Garros entre Chris Evert et Martina Navratilova. Toujours à la télévision à cette époque : Borg, McEnroe, Lendl. À la maison, personne ne jouait au tennis. A cette époque il faisait toujours soleil à Roland alors qu’en Bretagne il pleuvait...J'avais un rêve : assister un jour à ce tournoi. Ma première raquette, je l'ai achetée avec les 50 francs reçus pour mon anniversaire par Grand-mère. J’ai appris à tenir ma raquette en tapant la balle sur le mur des garages dans une "cité" à St Brieuc.

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?

Oui, je m’en souviens puisque ce n'est pas très vieux. Pour que le club puisse continuer à participer au tournoi des "Raquettes 2017" (rencontre interclubs pour des dames ayant un petit ou pas de classement), j'ai joué mon premier double avec Sophie, ma collègue au RAC. J'ai adoré cette sensation. Nous avons perdu 6/1 6/0 mais nous n'avons rien lâché. Merci Sophie...

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Il n'y a pas longtemps : depuis que je travaille RAC, il y a 4 ans. En effet, voir jouer les jeunes et les moins jeunes (des joueurs que je vois régulièrement) en simple ou en double pendant les interclubs ou en tournois, c'est vraiment chouette et pour le coup, j'ai d'autres sensations, d’autres émotions. Et là, ce n'est pas de la télé...

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

Je n'ai pas eu cette envie, je n'ai jamais pris de cours, mais depuis 4 ans, je m’inscris au tournoi interne du Club. Je n'ai jamais gagné un match, mais j'adore ça.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

J'ai suivi pendant 14 ans la rivalité entre Chris Evert et Martina Navratilova. Le match qui m’a le plus marqué, c’était à Roland, Chris a gagné 6/3 6/7 7/5 (merci Google) ! Je crois que c'était leur dernière finale à Roland Garros.

Quel était ton joueur ou ta joueuse préférée(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui ou chez elle ?

J'adorais Bjorn Borg avec son jeu de fond court et sa régularité, contrairement à ses adversaires (McEnroe, Connors etc.). Et ensuite André Agassi, Pete Sampras…
Chez les dames, j'étais fan de Chris Evert puis de Steffi Graf que j'ai eu la chance de voir à Roland contre Mary Pierce en demi-finales. Je suis certaine d'être la seule sur le central ce jour-là à encourager Steffi qui a perdu 6/2 6/2. ☹

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

Tous les joueurs du club et .......Roger Federer, il a vraiment la classe (les joueurs du club aussi). J'ai toujours l'impression qu'il marche sur le court, avec lui le tennis est tellement beau et a tellement l’air tellement facile... Il a quand même 39 ans !

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?

Ben de moins en moins en effet, je ne trouve pas beaucoup d'attachement avec les nouveaux joueurs, je trouve qu'il manque quelque chose, chez les dames par exemple, je ne sais pas à qui les jeunes filles d’aujourd’hui peuvent s’identifier... ?? Et chez les hommes, que se passera t-il après Federer et Nadal ?

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

Oui en 1988 et j'ai pu acheter un billet seulement pour les annexes et j'ai déambulé sur tous les courts jusqu'à 21 h, il faisait beau comme à la télé, et c'était beau, j'ai adoré.

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?

Ce sont les joueurs qui font ce sport. Et depuis que je suis au club, j'en vois tous les jours (beaucoup moins en ce moment, c’est vrai) des joueurs de 3 à 87 ans. Ils rendent ce sport complètement différent. Au-delà de ça, c'est un sport très technique, très physique, et à la fois très ludique.

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?

Je veux juste pourvoir me projeter sur le tennis au club dans quelques jours !!!

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

C'est primordial… Il n’y a encore personne au club aujourd’hui et pour un samedi, c’est déprimant.

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Je crois que nous laissons une place à tous : adhérents, parents, enfants, compétiteurs avec qui j’aime partager. Le club, c’est aussi une équipe avec qui j’aime tout autant partager.

Le tennis et Régis Kergreis

Le tennis et Régis Kergreis

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?
Pendant mon enfance, il n'y avait pas autant de terrains que maintenant. J'ai débuté le tennis sur la terrasse de la maison familiale en Bretagne.
Le partenaire était un pan de mur entre la fenêtre du salon et la porte-fenêtre... fin de séance si j'avais le malheur d'envoyer un coup droit dans la fenêtre du salon.
On faisait une équipe de double contre le mur avec mon frère et tout impact dans les carreaux était accompagné d'une volée de jurons de la part de la matriarche.
On jouait des heures - je m'inventais des matchs en incarnant à tour de rôle Mats Wilander et Ivan Lendl.
 
Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?
Mats Wilander avait très souvent le dessus sur Ivan Lendl qui faisait trop de revers dans les carreaux !
C'était le bon temps :-)

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?
Yep, meilleur moment pas très original : la finale de Wimbledon en 2008 – Roger Federer contre Rafael Nadal.
La qualité de jeu phénoménale, le suspense jusqu'au bout du match, le fait que le terrien Nadal vienne battre Federer dans son jardin.
Et c'est peut-être le moment charnière ou Nadal s'invite et commence à pousser Federer sur le piédestal mondial.

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?
J'adorais voir les rencontres de Fabrice Santoro. C'était un artiste du tennis.
Une qualité technique incroyable, un toucher de balle soyeux et une créativité diabolique...

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?
Je ne suis plus vraiment tout ce qui se passe sur la planète « haut-niveau ». Quelques nouvelles sur eurosport.fr et c'est à peu près tout.
Peut-être qu'il y a des choses plus intéressantes dans le tennis de proximité et les produits locaux Rueillois !

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?
Je ne suis jamais allé à Roland Garros, par contre j'ai fait plusieurs Wimbledon.
La queue dans le parc qui durait des heures - et puis ensuite que des bons souvenirs - le tour des terrains à quelques mètres des joueurs, en sirotant des Pimm's et en mangeant des fraises à la crème...

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?
Des instants, une séquence où les placements sont corrects, où les gestes sont fluides, le timing est bon, la raquette connecte parfaitement avec la balle qui file de l'autre côté du cours, les échanges qui s'enchaînent parfaitement... ces moments de grâce.... y'a pas d'autre mot... ça m'est arrivé de finir ces échanges en crise de fou-rire tellement c'était bon !

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

J'adorais les petits cafés du samedi après-midi avec le frangin en parallèle des cours du mini tennis, en attendant que nos filles finissent ;-)
Mais pour vraiment ressentir l'ambiance club, il faut un investissement en tant qu'encadrant (difficile, car le RAC est une structure pro), en tant que compétiteur (bof...) ou alors en tant que parent de champion/championne (à suivre - j'aimerais bien !).

Le tennis et Astrid Scheiff

Le tennis et Astrid Scheiff

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

J'ai découvert le tennis à environ 6 ans. J'essayais toujours d'avoir une raquette dans les mains depuis toute petite paraît-il ! Et c'est en CP que j'ai demandé à mes parents de m'inscrire dans un club de tennis. Personne ne jouait pourtant au tennis dans ma famille à cette période-là et on habitait alors Saint-Cloud. J'ai donc joué un an à Saint-Cloud puis nous avons déménagé à Vaucresson où j'ai commencé à jouer au TCV à l'âge de 7 ans et ce pendant...quasi 20 ans.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Dès le début, le tennis a été mon sport favori. Du moins celui qui prédomine sur les autres, car j'ai pendant longtemps fait également d'autres sports en parallèle (basket, escrime, handball, badminton) mais à la fin j'ai toujours plus ou moins fini par lâcher les autres sports sans jamais enlever le tennis.

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

La compétition a pris une place dans mon quotidien dès le primaire, je dirais vers 10 ans, mais principalement à mon entrée en sport étude à la Fontaine en 6ème. A cette période-là école, entraînement, compétition étaient liés !

Te souviens-tu de tes premiers matchs ? Quelles furent tes premières impressions ?

Je ne me souviens pas de mes premiers matchs en compétitions officielles, ça devait donc être en primaire. Mais un peu plus tard, je me souviens surtout du stress de chaque compét' avant d'entrer sur le terrain, le temps d'attente de l'adversaire ou du terrain, je n'aimais pas ce moment ! Puis une fois lancée dans le match, c'est ok ! 

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

Alors bizarrement, j'ai toujours été une joueuse qui ne s'intéressait pas trop aux joueurs.ses professionnel.lles. Je n'avais pas d'idole étant plus jeune (et je n'en ai toujours pas maintenant d'ailleurs.). J'aimais bien suivre Roland Garros mais bon comme ça, je n'ai jamais été très mordue par le tennis à la TV, je préférais être sur le terrain. 

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?

De base, j'ai toujours aimé le tennis pour ce jeu d'agilité, de frappes et d'échanges, le tout avec de la tactique, j'ai immédiatement trouvé ça sympa à jouer. Plus tard, j'adorais principalement le tennis pour la période des matchs par équipe ! Ça mêlait le côté compétition avec l'ambiance équipe/collectif, j'adorais ça !

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

L'ambiance club est pour moi tout aussi importante que ton entraîneur. Je trouve ça vraiment important, avec une bonne ambiance, tu as envie de participer à la vie du club, de t'investir, et puis l'esprit de groupe ça pousse toujours à être meilleur. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Au RAC, il y a une ambiance à la hauteur des infrastructures du parc : c'est grand !

Le tennis et Rodolphe Gilbert

Le tennis et Rodolphe Gilbert

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?
J‘ai découvert le tennis au stade de la Banque de France à Bougival, avec mes parents qui pratiquaient déjà. On a toujours beaucoup aimé le sport chez moi (foot, ski, voile, judo...). Je me suis senti tout de suite à l’aise avec le tennis et les sports de raquettes en général.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?
J’ai commencé à privilégier le tennis vers 12 ans et à ne plus faire que ça à 15 ans.

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?
Je ne me rappelle pas vraiment des premiers matchs, mais j’aimais la compétition, faire des matchs, la sensation de gagner. J’adorais ça et ça continue...

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ?
J’ai commencé à regarder les matchs avec Borg, Pecci, Wilander (fin des années 70), et puis Noah en 83.

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?
Le joueur qui me plaisait, était Yannick Noah. J’avais ses tenues, sa raquette. J’aimais son tennis d’attaquant, sa prestance, son look.

Et maintenant, qui est ton joueur/ta joueuse préférée ?
Mon joueur préféré est sans conteste Roger Federer. Pour moi, personne n’a jamais égalé ce qu’il est capable de faire avec sa raquette.

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?
Oui, je prends beaucoup de plaisir, car la période que nous vivons au tennis est incroyable. Les 3 meilleurs joueurs de l’histoire en même temps. Incroyable !!
On a atteint des sommets en termes de niveau, avec des matchs d’anthologie.

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?
La première fois à Roland Garros, j’avais 11 ans, mes parents m’avaient amené. C’était facile à l’époque de venir au stade. Je n’avais pas trop regardé les matchs, mais ramené pas d’autographes dont celui de Borg (of course).

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?
Pour moi, le tennis est un sport très complexe où toutes les qualités peuvent s’exprimer et où tout le monde peut tirer son épingle du jeu. L’affrontement par balles interposées voilà ce que j’aime.

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?
Sur le haut niveau, je vois un tennis avec des physiques de plus en plus performants, des joueurs et joueuses de plus en plus grands et qui se déplacent de mieux en mieux. Sur le reste, le besoin d’avoir de bonnes infrastructures et de privilégier le loisir et la convivialité.

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?
J’ai toujours recherché et apprécié l’ambiance « club ». Discuter, partager des bons moments, les matchs d’équipes.

 

Le tennis et Josselin de Pourtalès

Le tennis et Josselin de Pourtalès

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

J’ai rencontré le Tennis très jeune, dès mes 4 ans, sur le terrain de mon grand-père, un homme passionné de tennis qui en a construit deux, dont un en gazon à plus de 1500 m d’altitude en Haute-Savoie ! Mes premiers souvenirs sont ceux d’une raquette en bois bien trop lourde avec laquelle je réussissais de temps en temps à franchir le filet en utilisant mes deux mains ! J’adorais venir jouer sur ce court, mais la priorité était donnée aux grandes personnes, alors j’ai passé plus de temps (en ces premières années) à regarder les autres qu’à jouer.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

En 1981, à neuf ans, je reviens de deux années passées à Tahiti, sans tennis, et je me mets à jouer bien plus souvent. Le tennis devient alors la quête de mon temps libre. J’invite tous mes copains de classe à venir jouer chez mon grand-père, quelle que soit la météo, quel que soit leur niveau. Je me prends pour Borg, puis pour Lendl. Plus tard, mes héros deviendront Agassi et Nadal. Côté femmes, en ce début des années 80, j’adore Chris Evert, très classe sur le court, Maria-José Martinez, toute en délicatesse, Steffi Graff pour son coup droit, et aujourd’hui Simona Halep pour sa combativité.

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

En 1982 ! Je me suis inscrit au club de Meudon, et, cette même année, j'ai participé à mon premier tournoi, le tournoi interne. Trois victoires avant de perdre me donnent envie de faire des tournois. C’est au printemps 1983 que je fais mon premier tournoi, La Ligue des Hauts-de-Seine. Je passe 3 tours en battant mes premiers classés (un 30, puis un 30/3, j’étais si fier et heureux), avant de perdre contre un grand garçon classé 30/2 qui m’a explosé ! Mon second tournoi, en juin, le RAC ! Même scénario, le juge arbitre rempli mon volet vert, et me voilà devenir 30/3 à la fin de l’année. Les tournois, je les adore autant que je les crains. Pendant toute ma jeunesse, les chiffres des classements m'ont donné tant de rêves, les 2/6 étaient des rois, les négatifs des demi-dieux !

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?

Les joueurs professionnels sont à part ! Borg a été ma première référence, sa victoire épique à Wimbledon en 1980 contre Mc Enroe a été une source de force, tout comme en 1984 quand Lendl bat ce même génie du tennis en final de Roland Garros. Je voulais avoir les passings du suédois et le coup droit du tchèque (je n’aurai au final, ni l’un ni l’autre !), je me prenais pour eux en jouant des heures avec mes copains. Agassi était la fougue, la folie, avec lui, le tennis partait sur une autre dimension. Les meilleurs joueurs étaient tous grands, faisaient souvent service-volée, et là, débarque le joueur le plus enthousiaste, qui, de derrière sa ligne de fond, balance des pains en coup droit , j’ai été de suite conquis.

Et maintenant, qui est ton joueur préféré ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

Aujourd’hui, c’est Nadal que j’admire le plus, son jeu si expressif, sa combativité, sa générosité et son humilité en font pour moi la perle absolue du tennis. Avec ses deux rivaux, nous avons probablement connu les plus belles années que le tennis nous a offert. Federer, Djokovic et lui ont élevé entre 2008 et 2015 le tennis à un niveau inégalé (selon moi, bien sûr). Cerise sur le gâteau, ils ont trois jeux très différents, et je serai bien triste quand nos modèles suisse et espagnol tireront leur révérence… Après eux, je suppose que l’on aura de multiples vainqueurs de grand chelem différents. Les jeunes joueurs sont très forts tennistiquement, moins mentalement dans les mauvais jours. Thiem est celui que je préfère, aussi expressif et généreux que Nadal, nous offrant avec Hugo Gaston une partie fantastique cette année à Roland Garros. Le jeu dans les prochaines années va continuer de s’accélérer, je pense, mais ce que j’espère le plus, c’est que ces champions continuent de faire rêver la jeunesse !

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Au club du RAC, le tennis rime avec passion ! Après avoir été accueilli chaleureusement par la présidente, Mathieu m’a offert une superbe opportunité avec l’animation du Phosphotennis en janvier 2020 (quatre heures d’INTENS’TENNIS, génial !). L’équipe d’accueil est formidable, je retrouve des amis, l’enseignement est passionnant avec un partage de nos points de vue et de nos connaissances. Je rejoins aussi la fantastique équipe des +45ans (un peu de pression pour moi !) ainsi que l’équipe 2 sénior, avec des jeunes en pleine ascension… Aujourd’hui, on est tous très peinés par cette situation sanitaire, et nous n'attendons qu’une seule chose, pouvoir de nouveau promouvoir la passion du tennis.

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